États-Unis : Le ministère de la Justice dévoile trois millions de pages du dossier Epstein
Le ministère américain de la Justice a franchi une étape majeure dans la transparence judiciaire en publiant vendredi trois millions de pages supplémentaires concernant l'affaire Jeffrey Epstein, respectant ainsi les obligations imposées par le Congrès américain.
Une publication d'ampleur historique
"Aujourd'hui nous publions plus de trois millions de pages, dont plus de 2.000 vidéos et plus de 180.000 images", a déclaré Todd Blanche, numéro deux du ministère de la Justice, lors d'une conférence de presse à Washington.
Cette publication porte à pratiquement 3,5 millions le nombre total de pages rendues publiques depuis décembre dernier, marquant l'aboutissement d'un processus de transparence sans précédent dans l'histoire judiciaire américaine.
Respect des obligations légales
"La publication d'aujourd'hui marque la fin d'un processus très approfondi de recensement et d'analyse de documents pour garantir la transparence au peuple américain et le respect de la loi", a souligné M. Blanche, confirmant que l'administration Trump avait rempli ses obligations légales.
La ministre de la Justice Pam Bondi et son adjoint ont précisé dans une lettre au Congrès que le ministère avait désormais satisfait à toutes les exigences fixées par la législation.
Révélations sur un réseau criminel
Les documents révèlent l'étendue du réseau de Jeffrey Epstein, richissime financier new-yorkais retrouvé mort dans sa cellule en 2019 avant son procès pour exploitation sexuelle de mineures. Les publications précédentes avaient déjà éclairé les connexions du criminel avec diverses personnalités.
Parmi les révélations marquantes, le nom de Donald Trump apparaît huit fois sur la liste des passagers de l'avion privé d'Epstein entre 1993 et 1996, contredisant ses déclarations antérieures selon lesquelles il n'aurait "jamais pris l'avion d'Epstein".
Mesures de protection des victimes
Todd Blanche a précisé que les images et vidéos de toutes les femmes, à l'exception de Ghislaine Maxwell, complice d'Epstein purgeant une peine de vingt ans, avaient été masquées pour protéger les victimes.
"Nous nous sommes conformés à la loi et nous n'avons pas protégé le président Trump ni protégé ou omis de protéger qui que ce soit", a assuré le responsable du ministère.
Un dossier aux ramifications internationales
Cette affaire illustre les défis de la justice face aux réseaux criminels transnationaux et souligne l'importance de la coopération internationale dans la lutte contre l'exploitation sexuelle. Pour les observateurs africains, ce dossier rappelle l'nécessité de renforcer les mécanismes de protection des victimes et de transparence judiciaire à l'échelle mondiale.