Fitness à la quarantaine : la méthode Pvolve de Jennifer Aniston séduit les femmes actives
À 56 ans, Jennifer Aniston ne jure que par une méthode d'entraînement qu'elle qualifie de véritable « game changer ». La star américaine a adopté depuis plusieurs années le programme Pvolve, un fitness fonctionnel qui séduit de plus en plus de femmes, y compris celles qui approchent ou dépassent la quarantaine. Une approche qui pourrait bien intéresser les Ivoiriennes soucieuses de leur santé et de leur forme physique.
Qu'est-ce que la méthode Pvolve ?
Pvolve est une méthode de fitness fonctionnel développée par la marque éponyme, dont Jennifer Aniston est vice-présidente. Dani Coleman, la coach personnelle de l'actrice, explique que l'objectif est de reproduire des mouvements proches de ceux de la vie quotidienne : avancer, se déplacer latéralement, tourner, se pencher, maintenir son équilibre, etc.
La méthode combine des exercices classiques de renforcement comme les squats, les planches ou les pompes, avec des mouvements axés sur les torsions, les flexions, l'équilibre et la stabilité. On peut ainsi réaliser des mouvements de hanche, notamment en rotation interne et externe, parfois sur une seule jambe pour solliciter l'équilibre. Ces mouvements complètent les squats, fentes, exercices de gainage et de résistance avec élastiques, haltères et poids aux chevilles.
Quels sont les bénéfices pour les femmes de plus de 40 ans ?
Selon Dani Coleman, il s'agit de réunir force, mobilité, stabilité, santé musculaire et osseuse, ainsi que santé cardiovasculaire. L'entraînement permet de travailler l'ensemble des muscles profonds qui entourent le tronc, plutôt que les seuls muscles superficiels responsables de l'apparence des « abdos en tablette de chocolat ». Pour la coach, un centre du corps solide contribue à protéger la colonne vertébrale, à coordonner le haut et le bas du corps et à maintenir une bonne posture et une bonne capacité de mouvement.
Une étude de l'Université d'Exeter confirme les résultats
L'entraînement s'appuie sur une étude menée par l'Université d'Exeter auprès de 72 femmes actives et en bonne santé, âgées de 40 à 60 ans, avant, pendant ou après la ménopause. Une partie des participantes a conservé sa routine habituelle, tandis que l'autre a suivi pendant 12 semaines un programme de renforcement Pvolve à faible impact, avec quatre séances hebdomadaires de 30 à 35 minutes.
Résultat : les participantes ayant suivi régulièrement le programme ont enregistré une hausse de 19% de la fonction des hanches et de la force du bas du corps, de 21% de la souplesse globale et de 10% de l'équilibre dynamique, de la mobilité et de la stabilité. Les améliorations étaient comparables chez les femmes pré-, péri- et postménopausées.
Selon les résultats rapportés par l'Université d'Exeter, la transition ménopausique et la diminution des hormones sexuelles qui l'accompagne ne semblent donc pas empêcher les femmes de tirer des bénéfices d'un programme de renforcement musculaire. L'intérêt de ces exercices de résistance réside donc aussi dans leur capacité à aider les femmes à préserver force et équilibre en vieillissant.
Comment Jennifer Aniston organise-t-elle ses séances ?
Pour que ce soit efficace, Jennifer Aniston ne se repose pas sur une seule routine. Sa coach explique qu'elle utilise trois formats : « strength and sculpt », davantage tourné vers la force ; « sculpt and burn », qui cherche notamment à faire monter le rythme cardiaque ; et « weight training », qui introduit une progression dans le travail avec charges. Le travail du centre du corps occupe une place importante dans son programme, notamment en raison d'un ancien problème de dos que l'actrice cherche à prévenir.
Peut-on pratiquer Pvolve sans matériel coûteux ?
Certains entraînements utilisent du matériel spécifique qui peut coûter très cher, mais une séance peut vraiment être réalisée uniquement avec le poids du corps et un peu d'espace. Une bonne nouvelle pour celles qui souhaitent s'y mettre sans investir dans des équipements onéreux.
Cette méthode, qui allie simplicité et efficacité, pourrait bien trouver un écho auprès des femmes ivoiriennes soucieuses de leur bien-être et de leur santé à long terme.