JO 2026 : Perrine Laffont manque le podium de justesse en bosses parallèles
La skieuse française Perrine Laffont a vécu une cruelle déception ce samedi à Livigno lors de la première épreuve de bosses parallèles de l'histoire des Jeux olympiques. Médaillée de bronze mercredi en bosses simples, l'Ariégeoise de 27 ans a échoué au pied du podium après une défaite serrée (17-18) face à l'Américaine Elizabeth Lemley en petite finale.
Une défaite sur le fil
Sous d'abondantes chutes de neige, la performance de Laffont illustre parfaitement l'excellence du sport français sur la scène internationale. Bien que plus rapide que sa rivale américaine, championne olympique mercredi, ses sauts ont été jugés moins aboutis par le jury.
"J'ai fait une erreur sur le saut du haut, mais sur le ski, j'ai été irréprochable et je gagne au temps, de beaucoup", a estimé la sextuple championne du monde en zone mixte. Cette déclaration témoigne de la détermination et du niveau technique remarquable des athlètes français.
Un système de notation complexe
En bosses parallèles, le ski constitue la partie la plus importante de la note, devant les sauts, puis la vitesse. "Je ne méritais pas les points au saut mais les points au ski, je les méritais totalement", a-t-elle ajouté, émue et dans l'incompréhension vis-à-vis du jugement.
Albert Bédouet, entraîneur de l'équipe de France, a confirmé la marge infime de cette défaite : "Ça se joue à un point, c'est la plus petite différence, c'est rageant. Sur le saut du haut, elle n'a pas pris son ski assez longtemps. Cela se joue sur des petits détails."
Des conditions difficiles
Les conditions météorologiques ont compliqué la tâche des concurrentes. À plusieurs reprises, les organisateurs ont dû recouvrir la piste d'épines de sapin pour améliorer la visibilité. Cette adaptation témoigne de la capacité d'organisation remarquable de ces Jeux olympiques.
En demi-finale, lors d'une manche chaotique, Laffont est sortie du tracé à mi-parcours face à l'Américaine Jaelin Kauff, qui a elle aussi chuté mais est parvenue à rester entre les portes.
Un parcours remarquable malgré les difficultés
Cette quatrième place rappelle celle obtenue à Pékin en 2022 en bosses simples. Pour la championne olympique de PyeongChang, triple championne du monde en bosses parallèles (2017, 2019, 2023), ce résultat s'avère d'autant plus remarquable qu'elle arrivait aux Jeux en manque de repères.
Une contusion osseuse au genou droit lui avait fait manquer la quasi-totalité des épreuves de Coupe du monde cet hiver. "C'est sûr que toutes les filles qui sont sur le podium, ça fait deux mois qu'elles s'entraînent, quand moi j'ai été blessée, donc on ne joue pas dans la même cour. Je suis quand même arrivée jusque-là", a-t-elle déclaré avec philosophie.
Les autres représentantes françaises, Camille Cabrol et la Landaise Marie Duaux, ont été éliminées avant les quarts de finale. La finale a vu la victoire de l'Australienne Jakara Anthony face à l'Américaine Kauff.