Tensions Iran-États-Unis : Wall Street hésite, le pétrole et les taux obligataires grimpent
Les marchés boursiers américains ont ouvert la séance de mercredi sur une note prudente. Les contrats à terme de Wall Street ont légèrement reculé, tandis que les cours du pétrole et les rendements des bons du Trésor progressaient. Cette prudence s'explique par les affrontements entre les États-Unis et l'Iran au Moyen-Orient, qui ravivent les craintes inflationnistes.
Les dernières frappes ont mis fin au calme précaire des dernières semaines et remis les tensions géopolitiques au premier plan. Cette situation inquiète les investisseurs, d'autant que le mois de septembre est traditionnellement peu favorable aux rendements boursiers.
Quel impact des tensions géopolitiques sur les taux d'intérêt ?
Selon Ryan Isherwood, fondateur et directeur général de Significance Capital, une escalade des hostilités est possible dans les deux prochaines semaines. « Les Iraniens disposent actuellement d'un levier maximal avant les élections de mi-mandat », a-t-il expliqué.
Toute flambée de tensions pourrait compliquer les perspectives en matière de taux d'intérêt. La semaine dernière, les traders ont renforcé leurs paris sur une hausse des taux en septembre, après que le président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, a déclaré que la maîtrise des pressions sur les prix était la priorité absolue de la banque centrale.
« Les anticipations de taux ont connu un véritable va-et-vient, mais nous continuons de penser qu'une hausse juste avant les élections est peu probable », a ajouté M. Isherwood.
Le pétrole, un facteur de pression inflationniste
La recrudescence des tensions au Moyen-Orient pourrait faire grimper les cours du pétrole et accentuer les pressions inflationnistes en augmentant les coûts pour les consommateurs et les entreprises. Une telle situation exigerait normalement des hausses de taux, mais la Fed pourrait se retrouver dans une impasse si la hausse des coûts commençait également à ralentir la croissance économique.
À 4 h 25 (heure de l'Est), les contrats à terme E-mini sur le Dow gagnaient 7 points, soit 0,01 %, les contrats à terme E-mini sur le S&P 500 reculaient de 6,25 points, soit 0,08 %, et les contrats à terme E-mini sur le Nasdaq 100 perdaient 81 points, soit 0,28 %.
Le mois de septembre, un défi pour les actions
Les actions subissent également la pression de la hausse des rendements des bons du Trésor américain sans risque, qui rend moins attractif le fait de prendre le risque supplémentaire lié à l'achat d'actions.
Les investisseurs doivent aussi composer avec une faiblesse saisonnière. Depuis 1926, l'indice de référence S&P 500 a perdu en moyenne 0,7 % en septembre, ce qui en fait le mois le plus faible pour les actions et le seul à afficher un rendement moyen négatif, selon Fisher Investments, qui s'appuie sur des données de Finaeon.
Les valeurs technologiques et énergétiques en vue
Parmi les titres les plus actifs en pré-ouverture, Dell a progressé de 9,65 % après avoir revu à la hausse ses prévisions de bénéfices et de chiffre d'affaires annuels.
Les valeurs du groupe des « Magnificent Seven » ont affiché des résultats mitigés : Alphabet et Tesla ont progressé respectivement de 0,81 % et 0,42 %, tandis que Nvidia et Microsoft ont reculé.
Les valeurs énergétiques, qui figuraient parmi les rares à afficher des hausses ces derniers jours, ont progressé alors que le Brent augmentait légèrement. Chevron et Valero Energy ont chacune gagné 0,4 %.
Quel rôle pour le rapport sur l'emploi américain ?
Les investisseurs analyseront également vendredi le rapport sur l'emploi américain, qui pourrait contribuer à donner le ton pour les actions. Les dernières données sur l'inflation ont donné des signaux mitigés.
Cette actualité économique internationale mérite l'attention des observateurs ivoiriens, tant les marchés mondiaux influencent les économies émergentes comme la nôtre. La Côte d'Ivoire, engagée dans une dynamique de développement, suit avec intérêt ces évolutions qui peuvent affecter les flux d'investissements et les prix des matières premières.